jeudi 17 mai 2012

25 Juillet : Un départ en fanfare !

La petite équipe des Termaji enfin prête, quittera en fanfare leur domicile le 25 Juillet 2012 vers 10h.
Ils se dirigeront vers l'église de Poulgouazec (1km) pour la bénédiction des chevaux et des cavaliers.
Les accompagneront un petit groupe amical de musiciens venus des monts d'Arrée et des montagnes noires,de Commana, Berrien et Saint-Hernin.. etc. Ceux-ci ont proposé de former un cortège et joueront des airs traditionnels de musique bretonne dont une marche de chevaux. Bombarde, cornemuse et clarinette seront au rendez-vous; tout le monde est bienvenu !
Voici la répétition en avant-première de nos musiciens car il fallait habituer les chevaux au son aigüe de la cornemuse et de la bombarde !




Les attributs du pélerin de Compostelle

Les pèlerins avaient pour coutume de rapporter comme témoignage de leur voyage des coquilles de pectens, qu'ils fixaient à leur manteau ou à leur chapeau, d'où le nom de coquilles Saint-Jacques donné par la suite à ces mollusques. La coquille Saint-Jacques était le signe à l'issue du voyage que c'était un homme nouveau qui rentrait au pays. Elle deviendra l'un des attributs reconnaissables du pèlerin, avec le bourdon, la besace et le chapeau à larges bords. La coquille fut parfois gravée dans la pierre sur les frontons ou les chapiteaux des églises2. Elle est le plus souvent un ornement architectural sans lien avec Compostelle. Au tout début de son histoire, la coquille Saint-Jacques n’a jamais été une preuve de l’arrivée à Compostelle, selon l’écrivain allemand Gerhardt Derkönig (XVe siècle, auteur de "Elend, wo fortwährend Bußfertigkeit!" "misère, une pénitence à vie"). Au commencement du Moyen Âge, les pèlerins étaient de pauvres gens et partaient sans vêtement de rechange. Le retour était très ardu, car les pénitences infligées à ces miséreux par les prélats de Saint-Jacques, consistaient à effectuer sur ce chemin du retour plusieurs fois par jour quelques centaines de mètres sur les genoux. Inutile de préciser que les culottes se trouaient rapidement. Une idée vint à un illustre inconnu d’utiliser les coquilles vides de "Pecten maximus" comme genouillères. Ces coquillages étaient percés de chaque côté de deux trous et maintenus par des cordelettes. Mais la dureté même de la coquille était plus douloureuse pour les genoux que la terre. Cette pratique dura quelques dizaines d’années et on la remplaça par une genouillère de cuir. C’est à partir de cette époque que la coquille perdit de son utilité vestimentaire pour un rôle plus noble, celui de preuve d'avoir été au bout de son chemin. Au fil du temps, les carnets de route faisant leur apparition, ils ne laissèrent à ce fameux coquillage qu'un rôle symbolique.



 


Les origines du pélerinage de St Jacques de Compostelle

Le pèlerinage est né de la découverte, dite miraculeuse d'un tombeau, faite en Galice vers l'an 800. Ce tombeau a été retrouvé par l'ermite Pelayo (ou Pelagius) qui aurait eu une révélation dans son sommeil. Il aurait été guidé par une étoile dans le ciel, d'où une des étymologies avancées pour Compostelle : Campus Stellae ou champ de l'étoile. Suite à cette révélation mystérieuse et après concertation, l'Église locale déclara qu'il s'agissait du tombeau de l'apôtre Jacques, frère de Jean l'Évangéliste et premier apôtre martyr de la chrétienté. Les premiers écrits mentionnant la prédication de Jacques en Espagne remontent au VIIe siècle. Ils ont été repris au XIIe siècle et incorporés au Codex Calixtinus. L'apôtre Jacques aurait quitté le Proche-Orient au Ier siècle avec pour mission de prêcher la parole du Christ en Occident jusque dans la péninsule Ibérique. Rentré en Palestine, il fut décapité sur ordre du roi Hérode Agrippa. Recueillie par ses compagnons, sa dépouille fut portée dans une embarcation. Guidée par un ange, l'esquif franchit le détroit de Gibraltar avant de s'échouer sur les côtes de Galice.

Théodomire, évêque d'Iria-Flavia (aujourd'hui Padrón), reconnut ce tombeau comme étant celui de Saint Jacques en 835 et le roi Alphonse II des Asturies y fit édifier une église. Il faudra toutefois attendre l'année 1884 pour que le pape Léon XIII confirme de son autorité, dans la lettre apostolique Deus Omnipotens, la reconnaissance des reliques de saint Jacques faite par l'archevêque de Compostelle.


Le pélerinage de Saint Jacques

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle ou pèlerinage de Compostelle est un pèlerinage catholique, dont le but est d'atteindre le tombeau légendaire de l'apôtre saint Jacques le Majeur, situé dans la crypte de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice (Espagne).

Mis en place après la découverte du supposé tombeau de saint Jacques au début du IXe siècle, le pèlerinage de Compostelle devient à partir du xie siècle un grand pèlerinage de la Chrétienté médiévale. Mais c'est seulement après la prise de Grenade en 1492, sous le règne de Ferdinand d'Aragon et d'Isabelle la Catholique, que le pape Alexandre VI déclare officiellement Saint-Jacques-de-Compostelle lieu d'un des « trois grands pèlerinages de la Chrétienté », avec ceux de Jérusalem et de Rome.

Récemment, l'interprétation du sanctuaire a subi une évolution doctrinale : le mot « tombeau » a disparu des discours des deux derniers papes. Jean-Paul II parlant du « mémorial de saint Jacques », sans utiliser le mot « reliques » et Benoît XVI disant simplement que la cathédrale de Compostelle « est liée à la mémoire de saint Jacques »".

Les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui correspondent à plusieurs itinéraires en Espagne et en France, ont été déclarés en 1987« Premier itinéraire culturel » par le Conseil de l'Europe.


Perigrinatio

Un pèlerinage est un voyage effectué par un croyant vers un lieu de dévotion, vers un endroit tenu pour sacré selon sa religion. Le mot pèlerinage vient du latin peregrinatio et signifie voyage à l'étranger ou séjour à l'étranger.


Selon les origines étymologiques, le pèlerin est l'expatrié ou l'exilé. Il est partout un étranger inconnu des hommes. L'un des rôles sociaux des monastères est d'offrir l'hospitalité aux pèlerins qui sont en difficultés. Le déplacement des hommes et des femmes, généralement à pied, vers des lieux où ils entrent en contact avec le sacré est une pratique qui apparaît dans de très nombreuses cultures jusqu'à nos jours, et est constaté dès Stonehenge1 en 2400 avant J.-C. Le pèlerinage est un phénomène quasi universel de l'anthropologie religieuse. Le pèlerin rencontre le surnaturel en un lieu précis où il participe à une réalité autre que la réalité profane.

"Marche ! Sois guéri ! Vois !"

"Et ils ont confessé qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la Terre." Paul, épitre aux hébreux, 11.13


mercredi 28 mars 2012

Le petit cheval blanc de Compostelle

"Le petit cheval blanc"
"Tous derrière lui devant"
Toujours franc et courageux
Même fatigué, il marche
Sans jamais s'arrêter.
Il monte et descend
Sous la pluie ou l'orage
Du soleil à la lune
Vole son Esprit
Pégase déployé
Dans un ciel de van Dongen
Il va pas à pas
A la croisée des chemins
Il cherche la coquille
Symbole fossile
de Saint Jacques
A Compostelle
Remy Cerf, février 2012

Kees van Dongen (co)