samedi 16 juin 2012

Comment le hasard fait bien les choses!se laisser guider...

Suite à la lecture d'une petite annonce dans "Randonner à cheval" N°45,  je décide de partir avec notre petite équipe des Termaji de partir... en Haute Savoie!

dimanche 20 mai 2012

Chemin Espagnol

Le chemin officiel et classique vers Santiago est celui du fameux "Camino Francés". La longue plaine céréalière aragonaise ((la "meseta" (la "table")) ne représente cependant par beaucoup d'intérêt au niveau équestre et révèle des difficultés d'approvisionnement au niveau du fourrage pour les chevaux. Cette plaine est décrite comme monotone et ennuyeuse; c'est pour cette raison que nous allons essayer d'emprunter des chemins plus au Nord, le long des contre-forts de la chaine des Monts Cantabriques. Ce chemin est encore une inconnue, et nous aviserons sur place de la direction à prendre. Il semblerait que cet itinéraire serait plus "rustique", car plus à l'intérieur des terres et surtout hors autoroute des pèlerins... A la frontière de la Galice, les paysages et la végétation changeront du tout au tout : on retrouvera le climat breton, celui auxquels sont habitués les trois chevaux. Plus d'herbe fraiche et plus de ruralité en activité seront rencontrés. L'arrivée vers St Jacques se fera donc par le Nord.


Itinéraire France

Ensuite nous déscendrons tranquillement vers le Morbihan (56) je souhaite faire découvrir à Gérard qui est du var (83), les alignements de Carnac qui datent de l'époque néolithique. Ils ont été érigés entre 4000 et 2000 BC. Même si cela représente un détour, il le vaut bien. Ensuite nous remontrons vers les terres pour se diriger vers Nantes par le Nord-Est (44). En fait nous avons encore des interrogations sur le passage de l'esturaire de la Loire : soit on la traverse à l'Ouest de Nantes, direction le pèllerin (bac), soit nous passerons plus à l'Est, à Mauve sur Loire. Ensuite la descente vers la Vendée (85), direction la Roche sur Yon. Nous rejoindrons le chemin vers Saintes, Charente-Maritime (17). La rentrée dans les Landes se fera par la traversée d'un second esturaire, celui de la Gironde, à Blaye. De là nous irons jusqu'à Dax (64), Pyrénées-Atlantique. La fin de l'été approche nous arrivons aux portes des Pyrénées Espagnols jusqu'à Saint Jean de Pied de Port.


Tracé approximatif

En commençant par le département (29) et après avoir longé la baie d'Audierne, la rentrée plus à l'Est dans les terres vers la ville de Quimper est importante à nos yeux. Nous voulons montrer à nos chevaux la magnifique cathédrale. Le vrai départ de notre pèlerinage commencera ici, cet un hommage symbolique.

Notre itinéraire

Cet itinéraire n'est pas spécifiquement jacquaire sauf quand nous rejoindrons Saintes en Charente-Maritime. Nous avons établi un tracé approximatif sachant que 8 départements seront à traverser avant la frontière Espagnole. Le chemin vers St Jacques sera avant tout "amical" et nous nous laisserons guidés par l'étoile que nous portons au coeur. C'est pour cette raison que se justifie le nom de notre petite équipée : Termaji : nous allons nous abandonner "au vent le plus nomade". Si il y aura des détours et des zig-zag et bien "Ultreia" (la parole de ralliement des pèlerins vers St Jacques) qui veut dire : "plus loin", "l'autre".


Les rapports entre la côte Armorique et la Galice

Les rapports entre ces deux régions remontent à l'âge du bronze (-800BC). Même si certains auteurs continuent d'exclure la péninsule ibérique du monde celtique, les échanges ont bien eu lieu. Les celtes, d'origine indo-européenne, implantés sur la côte Armorique, sont descendus vers le nord de l'Espagne, vers l'Asturie et la chaine Cantabrique. Une première vague de migration s'est installée et s'est mélangé à la population Ibère. Les celtes cherchaient du cuivre pour façonner des armes et des ustensiles de première utilités. Avec ce cuivre ils allaient créer du bronze (alliage de cuivre et d'étain). Les échanges entre ces deux caps remontent à cette période et se sont enrichis avec le temps. Le commerce se faisait par voix maritime et pédestre, mais la voix maritime était pivilégiée malgré la dangerosité du passage du Golf de Gascogne. Quant aux Espagnols ils sont montés en Bretagne récupérés du sel qu'ils ne trouvaient pas chez eux à cause des Monts Cantabriques trop apique. Le sel était une denrée capital pour eux : utilisé pour la conservation de la viande et du poisson. Deux "pays" qui se ressemblent par leur climat et leur topographie (côtes déchiquetées par les vents) et par leurs activités, orientées à la fois vers la mer (pêche et conserveries tous le long de la côte atlantique) et vers la terre si fertile (bétail et cultures maraichères), et par leurs échanges culturels (musique celtique, etc...)

Sur la plage